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Un jeu de cretins ? Peut être. Mais c'était notre jeu.

Un jeu de cretins ? Peut être. Mais c'était notre jeu.




____ Moi, j'attendais ton retour. Tu l'as cent fois différé. Peut être as tu réussi à te construire une indépendance, moi pendant ce temps je fabriquais ma dépendance. Et ma dépendance me minait. Elle s'en prenait à mon amour. Il y a deux nuits déjà que je suis en dessous du niveau zéro de la joie de vivre. Deux nuits pendants lesquelles des millions de trains sont passés sur les rails qui cisaillaient ma poitrine. Des trains cons, pleins de clichés et de fausses idées sur toi, pleins de reproches injustifiées et d'accusations sans fondements. Mais aussi des beaux trains, des trains bleus ciel, pur comme mon absolu, des trains qui passent sans faire de bruit, mais qui découpent la nuit avec de longs couteaux affilés. Les chairs repoussent ensuite, les cicatrices sont propres, mais elles restent là, à jamais, pour témoigner. *







# Posté le mardi 07 août 2007 02:53

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 14:35

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